Wednesday, 21 December 2011

Le Texte Tragique

Un noël trépassé
J’ai fini. Je n’en peux plus. La seule chose que je voulais était celle d’être aimée. Maintenant, il est trop tard. Quand la société réalisera-t-elle la douleur que vivent les individus…
Je me secouai les jambes nerveusement en le regardant près de la porte. Ses cheveux châtains ondulés, ses yeux bleus qui s’étincèlent dans la lumière du jour et son sourire si doux, si charmant. Quand ses amis le laissèrent seul, je saisis l’opportunité. Depuis près d’un an, je ne voyais que lui. À cause de ma timidité, je m’empêchais d’aller vers lui, confesser mes sentiments. Quand j’aménageai dans cette ville, l’idée de me faire de nouveaux amis était une préoccupation de tous les instants. Avec mon air décontracté, j’avais beaucoup de difficulté à aller vers les gens. Je parvenais difficilement à me faire des connaissances et encore moins à me lier d’amitié. Cela ne lui a gère empêché d’essayer de me connaître d’avantage. Il m’a montré les alentours de la ville et m’a présenté la polyvalente au complet. Il était tout simplement un garçon sympathique et en vérité, je me trouvais un peu jalouse de son regard si euphorique auprès de la vie. À chaque fois qu’il me faisait un sourire, il se formait un nœud dans mon estomac et le rythme de mon cœur augmentait à un niveau anormal. Lorsqu’il vu que je me trouvais être la dernière dans la salle fantôme, silencieuse et vide, il sourit. Quand il s’approcha de moi, embarrassé, j’évitai son regard en baissant les yeux vers le sol. Il sourit et me demanda ce qui n’allait pas. En rougissant légèrement, je lui chuchota ma confession. Il eut l’air confus, comme s’il ne savait pas quoi exprimer intérieurement. Pendant les quinze secondes qui suivirent, je regrettais de l’avoir dit mes sentiments aussitôt. Juste au moment où j’allais me sauver de ce cauchemar, il m’embrassa. Il me serra contre sa poitrine, sa tête reposante sur la mienne. Je figeai dans ses bras. Surprise par sa réaction, j’étais soulagée. J’enroulai mes bras autour de lui, serrant sa chemise.
Depuis ce jour, nous étions inséparables, passant chaque moment possible ensemble à faire de tout et de rien. Je me sentais en sécurité en sa présence. Il est devenu mon meilleur ami, celui à qui je pouvais toujours faire confiance. Bien que nos traits de personnalités fussent différents, on se complimentait l’un l’autre. Notre amour semblait se renforcer chaque jour passé ensemble. Nous ne nous ennuyions jamais ensemble, même quand nous ne faisions rien de particulier.
Le temps de Noël s’approchait, avec les réjouissances qui envahissait la ville : les lumières vertes et rouges, la musique enchantante, les décorations vives, les enfants exaltés et gourmands et les pères Noël qui estampaient les centres commerciaux. C’était un beau temps de l’année et je ne pouvais attendre de le vivre auprès de mon amoureux. Ensembles, nous avions prévu une sortie spéciale pour le jour de Noël.  
Il avait obtenu pour elle un anneau de promesse pour prouver son amour envers elle. Celle-ci était une bande argentée avec une pierre rose de quartz centré sur l’anneau. Il voulait la lui présenter à l’endroit le plus romantique qu’il pouvait s’imaginer : le lac tout près de chez eux. C’était le lieu où ils étaient sortis sur leurs premier rendez-vous. Il se souvenait de l’expression enflammée sur son visage lorsqu’elle vu le lac toute illuminé en soirée, reflétant les ombres des arbres et de la nature, puis il se réjouit.
J’avais hâte de l’offrir ce que j’avais confectionnée. Je lui avais préparé un petit livre de poésie que j’avais méticuleusement écrit pour lui. La couverture était rouge, sa couleur favorite et dans la forme d’un cœur. Même malgré qu’exprimer mes sentiments ne m’étais facile, la composition des poèmes fut agréable.
Lorsque Noël fut finalement arrivée, ils s’étaient entendus pour se rencontrer à 7 :30 pm au lac, leurs donnant le temps de passer la journée en fête avec leurs familles. Alex était à la fois excité mais nerveux à l’idée de lui offrir son cadeau. Lorsqu’il n’était pas auprès d’elle, il se sentait incomplet et vide. Chloé… une teinte pâle sur son visage angélique, avec ses quelques tâches de rousseurs, de longs membres droits et fins, ses longs cheveux brunâtres, lisses et doux, des yeux bleus azure accompagné de long cil et de sourcil fins, un petit nez trompette, sa bouche filiforme, entourée par des lèvres pulpeuses, rose comme des framboises, un cou fin et un beau corps athlétique. Avec cette pensée, il regarda l’heure et remarqua qu’il serait temps de quitter pour aller la rejoindre. Lorsqu’il était sur le point de quitter la maison, sa mère appela pour lui. Elle voulait qu’il reste pour la bûche de Noël avant d’aller rejoindre sa copine. Alors qu’il devait rencontrer Chloé dans moins de quinze minutes au lac, il savait qu’il était tradition de rester pour la bûche de Noël et il doutait qu’il pourrait s’en sortir. Le pire était qu’il n’avait aucun moyen de la contacter car elle n’avait pas un téléphone cellulaire puis il était convaincu qu’elle aurait déjà quitté sa maison à cette heure ci. Lorsqu’il essaya d’expliquer sa situation à son père, il lui dit qu’il pouvait certainement épargner une heure ou deux pour sa famille. En grommelant, il s’éloigna de la porte et plaça la boîte de velvet dans ses poches.
J’arrivai au bord du lac à précisément 7 :24 pm, serrant la petite boîte enveloppé dans mes bras. Je vérifiai l’heure sur mon nouveau téléphone cellulaire, que mes parents venaient de m’offrir pour Noël et je souris à l’idée que je verrai Alex dans quelques minutes. J’avais hâte de lui offrir mon cadeau et de passer une soirée inoubliable. Si seulement j’avais eu son numéro de téléphone sauvegardé sur mon téléphone, j’aurais pu le contacter d’avance. Je mis mon téléphone dans mon sac à main et attendu patiemment pour son arrivé.
Alors qu’il attendait d’être libéré du temps avec sa famille, le temps semblait passer atrocement lent. Il se sentait comme s’il ne pourrait jamais s’échapper. Avec les aiguilles de l’horloge qui avançait promptement, Alex s’impatientait. Il eut l’horrible sentiment qu’elle penserait qu’il l’avait oublié ou abandonné. Serait-elle enragée contre lui? Tout comme il était finalement prêt à partir, sa cousine se présenta chez lui pour une visite surprise et n’ayant pas vu celle-ci depuis près d’un an, il ne pouvait s’empêcher de sourire à son arrivée. Déjà qu’il était très en retard, il invita sa cousine à venir rencontrer sa petite amie, pour éviter à devoir rester d’avantage chez lui. Chloé pourrait bien profiter de la compagnie d’une autre fille pour quelques temps. Elle accepta l’invitation et ils prirent le chemin pour le lac en se moquant des souvenirs de leurs enfances.
Des heures s’écoulèrent et mon corps devenait de plus en plus froid avec chaque instant qui passait. Où pouvait-il être? Lui avait-il arrivé quelque chose? Je passai à travers une série d’événements qui aurait pu l’empêcher de se présenter et je devenu soudainement très inquiète. Je décidai d’aller à sa recherche. Qui le sait, peut-être que la maison l’avait tenu occupé.
Comme je marchais, j’entendis des voix se rapprocher. Curieuse, je me cachai derrière un arbre, espérant ne pas être vu. À l’écoute, je reconnu immédiatement la voix et en écoutant de plus près, j’entendu une deuxième voix. C’était une fille. Ils semblaient rire et avoir un très bon moment ensemble. Était-ce la raison pour laquelle il ne s’est pas montré la face à notre rendez-vous? Il avait trouvé quelqu’un d’autre? Les larmes commencèrent à me monter aux yeux et contre mon vouloir, elles coulèrent au bas de mes joues comme une fontaine agressive. Il m’a triché puis il semble si heureux. En essayant de ravaler mes sanglots, je tombai sur mes jambes à la base de l’arbre en caressant mes genoux à ma poitrine, écrasant le  cadeau contre moi.
Comme ils s’approchèrent au bord du lac, il regarda dans les alentours et la vu nulle part. Inquiet, il commença à hurler son nom, mais il n’y avait aucune réponse. En cherchant partout, lui et sa cousine ne parvenus pas à la trouver. Se mordant les lèvres, il serra la boîte dans sa poche et se mit en route vers la maison. Peut-être qu’elle avait eu trop froid et était retourné chez elle.
J’entendis des pas dans le sol glacé passé près de l’arbre où je me retrouvais et je me tendue, espérant ne pas être vu. Les traces disparu et je me levai lentement, m’accrochant encore au cadeau, à mes sentiments pour lui. Lentement, je fus mon chemin du retour vers le lac. Je me sentais engourdie et perdu en regardant passé le lac, me souvenant du bonheur que je ressentais lorsque je me retrouvais avec lui. Je me souvenais d’être réconforté par lui et ses mots doux, de la chaleur que je ressentais quand il me tenait tendrement. En plaçant soigneusement le cadeau au sol, j’écris un message texte dans mon téléphone et l’enregistra dans ma filière de message. Après avoir placé le téléphone sur le haut de la boîte, je marchai vers les eaux glacées. En marchant je me dis que j’ai fini. Je n’en peux plus. La seule chose que je voulais était celle d’être aimée. Maintenant, il est trop tard. Quand la société réalisera-t-elle la douleur que vivent les individus…
En faisant son chemin de retour vers le lac, il se sentait effrayé. Elle n’avait pas été à la maison. Avait-elle été à sa recherche? Il l’aurait sûrement vu sur son chemin vers le lac en premier temps. Sa cousine était entrée à la maison, prétendant qu’elle avait trop froid et il faisait sombre. Il la laissa partir, mais refusait d’abandonner jusqu’à ce qu’il l’a trouverait.
Quand il arriva au bord du lac, il remarqua une petite boîte enveloppé de tissu rouge et d’un ruban vert qui n’avait pas été l’à au pare avant. Souriant, il le ramassa et l’ouvrit. À l’intérieur, il vit un livre en forme de cœur rouge. En l’ouvrant, il reconnut aussitôt son écriture. Il lut quelques poèmes et son cœur se mit à battre plus vite. Il regarda autour, pensant qu’elle sauterait hors d’un buisson pour lui faire peur, comme si toute était qu’une blague, mais lorsqu’aucune activité eu lieu, il s’inquiéta de nouveau. En s’agenouillant pour remettre le livre dans la boîte, il remarqua un téléphone cellulaire. Curieux, il le ramassa. Il était tout neuf, sans appels ni messages. Comme il était sur le point de fermer l’écran, il remarqua un message sauvegardé dans la filière. Allant à l’encontre de son meilleur jugement, il l’a lu.
-Je suis désolée, je n’étais pas assez bonne pour te garder heureux. J’espère que vous avez une bonne relation. Voici ton cadeau. Sachez que mes sentiments pour toi étaient vrais. Je t’aime.
Ses mains tremblaient et il relue le message encore et encore. Il regardait autour frénétiquement en espérant que c’était tout simplement une plaisanterie. Il essaya de réfléchir, mais son esprit était bombardé par le message et ses significations possibles. Se sentant apeuré, il regarda à l’eau froide et noir. Une pensée soudaine traversa son esprit et il se souvint qu’elle ne savait pas nager. Il essaya d’oublier cette pensée terrifiante, mais celle-ci le hantait. N’en pouvant plus, il fit un chemin à l’eau. Sans aucune hésitation, il plongea directement dans le lac, cherchant avec désespoir pour elle. Tout comme il était sur le point de manquer d’air, il la vue près du fond, son corps immobile et courbé auprès d’un rocher. Remontant pour prendre une bouffé d’air, il replongea sous l’eau, la pris par le poignet puis la remonta à la surface. Essoufflé et gelé, il l’a pris dans ses bras et nagea avec elle vers le rivage.
Son corps était bleu et ses lèvres mauves. Sa chevelure gelée par l’impact de la température, son maquillage émergé contre sa figure et ses yeux en demi-lune. Les extrémités de ces doigts étaient bleues et sa bouche clore. Je ne pouvais même pas la reconnaître. Je m’hais. C’est à cause de moi qu’elle est morte. Sachant qu’il était trop tard pour la sauver, je sortis la bague de ma poche et le posa sur son annulaire gauche. Mes vêtements mouillés restèrent prisonniers sur mon corps et alors que je la pris dans mes bras fermement, je pleurai de frustration. Je refusais de la laisser ici, dans ce climat mortel. Il faisait noir et la température baissait. J’atteins lentement le livre de poésie avec mon bras libre et je commençai à me lire les poèmes, tenant toujours mon amoureuse, ma Chloé.  
Le lendemain matin, les nouvelles firent état du décès de deux adolescents. Ils ont été trouvés gelés près du lac. Selon un pathologiste local, les deux sont probablement tombés dans le lac et sont morts d’hypothermies une fois sorti de l’eau.

Par:  Kaëlle Morency-Quinn

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